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Les grandes entretiens


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Sortir Benjamin Bernheim, l’athlète du chant lyrique


La voix est un drôle d’animal. Elle change de couleur, peut perdre ses graves ou gagner des aigus… Comme disait Pavarotti, « quand on ouvre la bouche, on n’est jamais certain de ce qui va en sortir ! ». Rencontré dans sa loge à l’Opéra Bastille, où il répète une nouvelle production du Faust de Gounod dans lequel il tient le rôle-titre, le ténor Benjamin Bernheim ne cache ni ses joies ni ses doutes. Il file la métaphore : « Un chanteur est à la fois PDG, DRH et agent d’accueil de sa société ! Dans notre entreprise, il faut se promener à tous les étages, gérer les imprévus, vérifier les circuits… dit-il. Évidemment, on travaille beaucoup, on s’imagine que tout va pour le mieux, mais, comme en Bourse, tout peut arriver. » Ainsi se définit celui que la planète lyrique s’arrache. Depuis quelques mois, la voix d’or de ce Franco-Suisse de 36 ans brille au firmament.

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Critical Acclaim

Mais triomphe surtout notre Benjamin Bernheim national, nouvel astre au firmament des ténors français, le plus solaire titulaire du rôle-titre entendu depuis Roberto Alagna. La ciselure des mots épouse un chant à la plasticité sidérante, passant avec la même aisance des éclats héroïques à la confidence élégiaque, par la magie d’un aigu tour à tour rayonnant ou filé pianissimo : ce soir, Faust est vainqueur.

[But above all our compatriot Benjamin Bernheim triumphs, a new star in the firmament of French tenors, the most triumphant interpretation of the title role heard since Roberto Alagna. The carving of the words marries a song with astonishing plasticity, passing with the same ease from heroic outbursts to elegiac confidence, through the magic of a high note that is alternately radiating or spun pianissimo: this evening, Faust is the winner.]


Emmanuel Dupuy
Diapason

Critical Acclaim

Star tenor Benjamin Bernheim sang the title role of Faust and it is clear why he was the recipient of the Artiste Lyrique de l’Année in France 2020. His voice is simply a jewel. He possesses a beautiful timbre, a natural vocal emission, solvent high notes, and the ability to create seamless piannisimi and crescendos/diminuendo up to a high C, as he demonstrated in this performance “Salut demeure chaste et pure.” We must add that his French diction is excellent, and it’s a luxury to hear a French tenor in a French Opera.


Mauricio Villa
Operawire

Critical Acclaim

À trente-six ans, Benjamin Bernheim est bien le nouveau ténor lyrique français possédant le timbre, l’éclat, le phrasé, le goût, le sentiment, absolument tout, campant d’ailleurs un Faust ultra-sensible.

[At thirty-six years old, Benjamin Bernheim is indeed the new French lyric tenor possessing the timbre, the brilliance, the phrasing, the taste, the feeling, absolutely everything, creating an ultra-sensitive Faust.]


Lise Bloch-Morhange
Les Soirées de Paris

Critical Acclaim

Benjamin Bernheim trouve en Faust son plus beau rôle, son identification au personnage, sa capacité à relever tout ensemble le défi vocal et théâtral, constitue une réussite absolue : on a en effet rarement entendu pareille aisance, phrasé aussi spectaculairement tenu, diction aussi pure culminant, s’il ne fallait retenir qu’un moment, dans l’extatique duo « Laisse-moi contempler ton image », véritable miracle d’émission et d’émotion mêlée. Et que dire du comédien, investi, modeste et profondément touchant.

[Benjamin Bernheim finds his best role in Faust, his identification with the character, his ability to create the vocal and theatrical challenge together, constitutes an absolute success: indeed we have rarely heard such ease, phrasing so spectacularly held, diction so pure and culminating. If we only had to remember one moment, it would be the ecstatic duet “Laisse-moi contempler ton image”, a true miracle of emission and mixed emotion. As an actor, he was invested, modest and deeply touching.]


François Lesueur
Wanderer

Critical Acclaim

Le légato doux, la ligne ambrée et le souffle exalté soulignent le territoire de vérité permanent de son chant, en recherche engagée de l’inatteignable. Sa force réside dans l’absence de dureté ou de sentiments négatifs ; la voix de tête et la voix de poitrine ne cessent de trouver le dosage idéal.

[The soft legato, the amber line and the exalted breath underline the territory of permanent truth of his song, in a committed search for the unattainable. Its strength lies in the absence of harshness or negative feelings; the head voice and the chest voice keep finding the ideal dosage.]


Thibault Vicq
Opera Online

Critical Acclaim

Le timbre est d’une clarté juvénile, l’élocution, un miel pour l’oreille ; jamais en force, mais avec une projection irréprochable, il use d’armes d’une douceur presque enfantine pour ce héros devenu soudainement immature. D’ailleurs Kratzer ne lui fait jamais jouer son pendant âgé ; Bernheim, dans cette mise en scène n’est voué qu’à l’incarnation du jeune héros.

Le ténor nous avait prévenus ; il souhaite réhabiliter la voix mixte, suivre les pas de Nicolaï Gedda et, lorsqu’il nous dispense un « Salut ! Demeure chaste et pure » d’anthologie, il nous met en lévitation en nous rappelant à quel point cette technique a sa place dans l’opéra français.

[The tone is of a youthful clarity, the elocution a honey to the ear; never forced, but with an irreproachable projection, he uses weapons of an almost childish softness for this hero become suddenly immature. Besides, Kratzer never makes him play his aged counterpart; Bernheim, in this staging is dedicated only to the incarnation of the young hero.

The tenor had warned us; he wishes to rehabilitate the mixed voice, to follow in the footsteps of Nicolai Gedda and, when he gives us a “Salut ! Demeure chaste et pure” anthology, it levitates us by reminding us to what extent this technique has its place in French opera.]


Paul Fourier
TLC Toute La Culture

Critical Acclaim

Dans le rôle-titre, Benjamin Bernheim proche de l’idéal est aussi conquérant que touchant lorsqu’il entonne à la façon d’un adolescent timoré un suave « Salut demeure chaste et pure » au seuil de l’immeuble de banlieue où habite sa bien-aimée.

[In the title role, Benjamin Bernheim, close to the ideal, is as conquering as he is touching when he sings, like a timid teenager, a suave “Salut demeure chaste et pure” on the threshold of the suburban building where his beloved lives.]


Christophe Candoni
Sceneweb

Critical Acclaim

Sur le plateau, Benjamin Bernheim épouse admirablement cette lecture par sa ligne de chant souple et naturelle, d’une sureté de diction éloquente dans l’art des transitions.

[On the set, Benjamin Bernheim admirably embraces this performance with his supple and natural line of singing with eloquent diction and masterful transitions.]


Florent Coudeyrat
Classique News

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