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Benjamin Bernheim: “La ópera necesita nuevos compositores y piezas; nuevas historias que hablen a la gente de ahora”


Benjamin Bernheim está llamado a ser el gran tenor del mundo de la ópera en las próximas décadas y actúa por primera vez en España este sábado en un recital lírico en el Festival Castell Peralada (en otoño estará también sobre el escenario del Liceu de Barcelona en Rigoletto). El artista, cuyo talento ha propiciado que Rolex lo elija como uno de sus testimonees, nos concede una entrevista en exclusiva antes de viajar a nuestro país.
Benjamin Bernheim La pera necesita nuevos compositores y piezas nuevas historias que hablen a la gente de ahora
Cortesía de Rolex

El tenor Benjamin Bernheim (París, 1985) representa el futuro de la ópera. Lo hace por su juventud, por su apertura de miras (está llamado a ser uno de los líderes de una necesaria revolución, como se puede comprobar en esta entrevista), por su impresionante trayectoria (es ya un habitual en los papeles principales de las grandes producciones del Teatro alla Scala, la Royal Opera House o la Opéra national de Paris) y por el reconocimiento del que goza por parte de la crítica y el público (“La voz de tenor más bonita desde la de Luciano Pavarotti”, escribió sobre él Süddeutsche Zeitung; mientras Opera News la califica como “impecable y pura, capaz de pasar del pianissimo más delicado a un heroico fortissimo”).

Su carrera es meteórica en todos los sentidos: ya ha firmado por Deutsche Grammophon, el sello discográfico más prestigioso del mundo de la ópera; y Rolex, siempre comprometida con las artes y la cultura, lo eligió para ser uno de sus Testimonees en 2017, cuando empezaba a despuntar. Este año tendremos la oportunidad de descubrir su talento en directo en España: en un recital dentro del Festival Castell Peralada (24 de julio) y en otoño en el Liceu de Barcelona en Rigoletto (28 de noviembre y 1, 5,10,14 y 18 de diciembre). Antes, hablamos con él en exclusiva.

Benjamin Bernheim La pera necesita nuevos compositores y piezas nuevas historias que hablen a la gente de ahora

GQ: ¿Cuándo fue la primera vez que actuaste delante del público después de la pandemia y cómo te sentiste?

Benjamin Bernheim: Bueno, en realidad fue todavía durante la pandemia, porque la Ópera de Zúrich reabrió en julio del año pasado para unos pocos conciertos en los que participamos Sabine Devieilhe, Thomas Hampson, Javier Camarena y yo, entre otros artistas. Yo canté con Sabine con un aforo limitado al 50 %. En ese momento estábamos convencidos de que era el comienzo de la reapertura definitiva, pero por desgracia no fue así. Y después volví a cantar ya en septiembre en Burdeos en La Traviata, pero de nuevo todo se paró. Así que durante 2020 tuve ocasión de actuar en algunos conciertos con público, pero sobre todo en varios que se retransmitieron en streaming, lo que me permitió seguir muy conectado a mi trabajo. Fue de todas formas muy frustrante tanto para el público como para nosotros.

Y este año has seguido con las actuaciones en streaming, como cuando hiciste Fausto en marzo en París y se retransmitió para todo el mundo. ¿Cómo lo viviste?

En principio creíamos que íbamos a tener público, pero no fue posible, lo que siguió siendo frustrante. El gran problema no es para la gente que ya tiene una carrera consolidada, sino para los grandes cantantes de ópera que han sido dejados de lado, ya sea por no tener la suerte de tener un sello discográfico detrás o por no haber debutado en una gran ópera. Muchos no han tenido siquiera la oportunidad de cantar en streaming y eso es un gran problema. Yo he tenido mucha suerte de poder hacerlo, pero otros también se merecían esa oportunidad y no la han recibido.

Benjamin Bernheim lleva en la mueca un Rolex Oyster Perpetual Datejust 41 mm.
Benjamin Bernheim lleva en la muñeca un Rolex Oyster Perpetual Datejust 41 mm.

A lo largo de 2021 vendrás dos veces a España. Primero darás un recital en el Festival de Peralada este verano (el 24 de julio, con todas las entradas agotadas, aunque es posible apuntarse a la lista de espera) y luego a finales de otoño interpretarás el rol del Duque de Mantua en Rigoletto en el Liceu de Barcelona. ¿Es importante para ti?

Desde luego. Es la primera vez que vuelvo a Cataluña desde hace 15 años. Cuando era muy joven participé en una master class en Sabadell cuando me estaba formando y luego también pasé por Santiago de Compostela y Oviedo, pero ésta es realmente la primera vez en la que canto en España y estoy encantado.

¿Cuál es tu ópera favorita?

En este momento diría que Manon, porque me encanta el rol de Le Chevalier des Grieux. También he tenido el inmenso placer de hacer de Rodolfo en La bohème y de participar en otras grandes como Fausto o Romeo y Julieta. Y me estoy preparando ahora mismo para debutar en Los cuentos de Hoffmann en Hamburgo, que es importantísimo para mí porque llevo soñando con ello durante años.

Benjamin Bernheim La pera necesita nuevos compositores y piezas nuevas historias que hablen a la gente de ahora
Thomas Laisné

 

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Toulouse : Benjamin Bernheim aux “Nuits d’été du Capitole”


l’essentielArtiste lyrique de l’année 2020 aux Victoires de la musique, Benjamin Bernheim, au côté d’une jeune génération de chanteurs, participe demain au nouveau rendez-vous musical du Théâtre du Capitole

Ce gala n’est pas véritablement celui de Benjamin Bernheim puisqu’il en partage bien volontiers l’affiche avec une jeune génération de chanteurs : Anaïs Constans, Lila Dufy et Mikhaïl Timoshenko. Rencontre mezzo voce avant le feu d’artifice vocal de ce samedi soir sur la scène du théâtre du Capitole…

Comment avez-vous accueilli la proposition du directeur du théâtre du Capitole, Christophe Ghristi, de vous convier aux Nuits d’été au Capitole ?

Avec Christophe on assiste au retour de chanteurs de renommée donc je suis très content pour Toulouse parce que je le connais bien et j’ai très confiance en lui malgré l’écueil de la situation sanitaire que nous traversons. Voilà des années que nous nous courons après avec Christophe pour trouver des projets communs puisqu’il m’avait déjà proposé des rendez-vous auxquels je n’avais malheureusement pas pu participer. Donc je suis très heureux de faire mes débuts au Capitole !

Ce gala ne vous est finalement pas complètement dédié…

Pendant la période que nous traversons, les plus jeunes sont très affectés et ont moins de visibilité donc nous avons décidé de leur apporter notre aide avec Christophe Ghristi en leur permettant de chanter pour la critique, les directeurs d’opéras, le public. En même temps c’est mon récital mais en les invitant je voulais aussi faire la connaissance de jeunes chanteuses et chanteurs alors que je connais bien le chef d’orchestre Marc Leroy-Catalayud.

Avez-vous bénéficié d’un tel élan de générosité à vos débuts ?

Oui j’ai aussi été aidé, j’ai rencontré des gens qui m’ont donné des adresses, m’ont invité à me produire devant telle ou telle personne, toutes choses qui ont été importantes pour moi. Donc je le rends mais en même temps je l’ai toujours fait, je me suis toujours assis aux cantines d’opéras avec des collègues qu’ils soient plus jeunes ou plus vieux pour discuter de plein de choses. Ce soir, l’intérêt réside dans ce récital mais aussi de présenter ces jeunes dans des répertoires où ils peuvent vraiment se mettre en avant. Une collègue chante le rôle d’Ophélie dans “Hamlet”, nous interpréterons le 3e acte de “La Bohème”, ce sont vraiment des moments musicaux où tout le monde peut faire entendre la musicalité. On ne va pas vivre une audition de jeunes chanteurs, on est vraiment dans un concert de pros. Nous sommes tous logés à la même enseigne, c’est ça le plus important.

“La Bohème” certes mais quel répertoire allez-vous aborder ce soir ?

Nous avons demandé à Anaïs Constans, Lila Dufy et Mikhaïl Timoshenko ce qu’ils souhaitaient chanter. Il y aura de l’Italien avec Verdi, Rossini, Puccini, du Français avec Thomas, Bizet, Gounod, Massenet, Holmès et comme nous sommes au sud de la France, dans une région latine, dans une région où ce genre de musique a sa place vraiment dans le cœur et le sang des gens, je pense que ça va être un beau concert !

jeunes talents

Ils chanteront ce soir aux côtés de Benjamin Bernheim :La soprano Anaïs Contans (née en 1988) est diplômée du Conservatoire de Toulouse et licenciée en musicologie. En 2015, elle représente la France au prestigieux concours BBC Singer of the world à Cardiff et est nommée “Révélation artiste lyrique” aux Victoire de la musique.Lila Dufy (née en 1992)soprano colorature française titulaire d’un master d’interprétation en chant à l’Université de Montréal a poursuivi ses études à la Juilliard School de New York. Elle chante les rôles les plus prestigieux (Tytania dans “Le Songe d’une nuit d’été” de Bitten), Despina (“Cosi fan tutte” de Mozart…Mikhaïl Timoshenko (né en 1993) a suivi des études au Conservatoire de Mednogorsk en Russie puis obtenu son diplôme à la Musikhochschule de Weimar en Allemagne. Lauréat de nombreux concours de chant, il a notamment interprété “La Grande Messe des morts” de Berlioz au Festival de Radio France-Occitanie en 2019.Samedi 17 juillet à 20h au théâtre du Capitole (1, place du Capitole). Tarif : 30 €. Tél. 05 61 63 13 13. www.theatreducapitole.fr

 

Propos recueillis par Pascal Alquier

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Les grandes entretiens


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Sortir Benjamin Bernheim, l’athlète du chant lyrique


La voix est un drôle d’animal. Elle change de couleur, peut perdre ses graves ou gagner des aigus… Comme disait Pavarotti, « quand on ouvre la bouche, on n’est jamais certain de ce qui va en sortir ! ». Rencontré dans sa loge à l’Opéra Bastille, où il répète une nouvelle production du Faust de Gounod dans lequel il tient le rôle-titre, le ténor Benjamin Bernheim ne cache ni ses joies ni ses doutes. Il file la métaphore : « Un chanteur est à la fois PDG, DRH et agent d’accueil de sa société ! Dans notre entreprise, il faut se promener à tous les étages, gérer les imprévus, vérifier les circuits… dit-il. Évidemment, on travaille beaucoup, on s’imagine que tout va pour le mieux, mais, comme en Bourse, tout peut arriver. » Ainsi se définit celui que la planète lyrique s’arrache. Depuis quelques mois, la voix d’or de ce Franco-Suisse de 36 ans brille au firmament.

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Critical Acclaim

Mais triomphe surtout notre Benjamin Bernheim national, nouvel astre au firmament des ténors français, le plus solaire titulaire du rôle-titre entendu depuis Roberto Alagna. La ciselure des mots épouse un chant à la plasticité sidérante, passant avec la même aisance des éclats héroïques à la confidence élégiaque, par la magie d’un aigu tour à tour rayonnant ou filé pianissimo : ce soir, Faust est vainqueur.

[But above all our compatriot Benjamin Bernheim triumphs, a new star in the firmament of French tenors, the most triumphant interpretation of the title role heard since Roberto Alagna. The carving of the words marries a song with astonishing plasticity, passing with the same ease from heroic outbursts to elegiac confidence, through the magic of a high note that is alternately radiating or spun pianissimo: this evening, Faust is the winner.]


Emmanuel Dupuy
Diapason

Critical Acclaim

Star tenor Benjamin Bernheim sang the title role of Faust and it is clear why he was the recipient of the Artiste Lyrique de l’Année in France 2020. His voice is simply a jewel. He possesses a beautiful timbre, a natural vocal emission, solvent high notes, and the ability to create seamless piannisimi and crescendos/diminuendo up to a high C, as he demonstrated in this performance “Salut demeure chaste et pure.” We must add that his French diction is excellent, and it’s a luxury to hear a French tenor in a French Opera.


Mauricio Villa
Operawire

Critical Acclaim

À trente-six ans, Benjamin Bernheim est bien le nouveau ténor lyrique français possédant le timbre, l’éclat, le phrasé, le goût, le sentiment, absolument tout, campant d’ailleurs un Faust ultra-sensible.

[At thirty-six years old, Benjamin Bernheim is indeed the new French lyric tenor possessing the timbre, the brilliance, the phrasing, the taste, the feeling, absolutely everything, creating an ultra-sensitive Faust.]


Lise Bloch-Morhange
Les Soirées de Paris

Critical Acclaim

Benjamin Bernheim trouve en Faust son plus beau rôle, son identification au personnage, sa capacité à relever tout ensemble le défi vocal et théâtral, constitue une réussite absolue : on a en effet rarement entendu pareille aisance, phrasé aussi spectaculairement tenu, diction aussi pure culminant, s’il ne fallait retenir qu’un moment, dans l’extatique duo « Laisse-moi contempler ton image », véritable miracle d’émission et d’émotion mêlée. Et que dire du comédien, investi, modeste et profondément touchant.

[Benjamin Bernheim finds his best role in Faust, his identification with the character, his ability to create the vocal and theatrical challenge together, constitutes an absolute success: indeed we have rarely heard such ease, phrasing so spectacularly held, diction so pure and culminating. If we only had to remember one moment, it would be the ecstatic duet “Laisse-moi contempler ton image”, a true miracle of emission and mixed emotion. As an actor, he was invested, modest and deeply touching.]


François Lesueur
Wanderer

Critical Acclaim

Le légato doux, la ligne ambrée et le souffle exalté soulignent le territoire de vérité permanent de son chant, en recherche engagée de l’inatteignable. Sa force réside dans l’absence de dureté ou de sentiments négatifs ; la voix de tête et la voix de poitrine ne cessent de trouver le dosage idéal.

[The soft legato, the amber line and the exalted breath underline the territory of permanent truth of his song, in a committed search for the unattainable. Its strength lies in the absence of harshness or negative feelings; the head voice and the chest voice keep finding the ideal dosage.]


Thibault Vicq
Opera Online

Critical Acclaim

Le timbre est d’une clarté juvénile, l’élocution, un miel pour l’oreille ; jamais en force, mais avec une projection irréprochable, il use d’armes d’une douceur presque enfantine pour ce héros devenu soudainement immature. D’ailleurs Kratzer ne lui fait jamais jouer son pendant âgé ; Bernheim, dans cette mise en scène n’est voué qu’à l’incarnation du jeune héros.

Le ténor nous avait prévenus ; il souhaite réhabiliter la voix mixte, suivre les pas de Nicolaï Gedda et, lorsqu’il nous dispense un « Salut ! Demeure chaste et pure » d’anthologie, il nous met en lévitation en nous rappelant à quel point cette technique a sa place dans l’opéra français.

[The tone is of a youthful clarity, the elocution a honey to the ear; never forced, but with an irreproachable projection, he uses weapons of an almost childish softness for this hero become suddenly immature. Besides, Kratzer never makes him play his aged counterpart; Bernheim, in this staging is dedicated only to the incarnation of the young hero.

The tenor had warned us; he wishes to rehabilitate the mixed voice, to follow in the footsteps of Nicolai Gedda and, when he gives us a “Salut ! Demeure chaste et pure” anthology, it levitates us by reminding us to what extent this technique has its place in French opera.]


Paul Fourier
TLC Toute La Culture

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