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Benjamin Bernheim, un ténor en or


Il lance un regard furtif en direction de l’Opéra Bastille. «Je suis maintenant habitué à faire partie de cet opéra, lâche-t-il dans un soupir de contentement. C’est une sensation étrange. Je me sens ici comme en famille.» Attablé au Café français, en cette pluvieuse matinée de mi-février, Benjamin Bernheim affiche la sérénité de ceux qui se sentent de retour à la maison. Dans l’établissement, on croise fréquemment le personnel de la grande boutique. Stéphane Lissner y est ce jour-là en plein déjeuner avec son directeur des castings, Ilias Tzempetonidis. Une ambiance familière pour le jeune ténor, qui sera dans quelques jours le chevalier des Grieux dans la nouvelle production de Manon, mise en scène par Vincent Huguet. Le spectacle est attendu. Non seulement pour la première mise en scène à l’Opéra de Paris de l’ancien assistant de Patrice Chéreau. Mais aussi pour les retrouvailles de Bernheim avec la soprano sud-africaine Pretty Yende, cinq mois après leur duo triomphal dans La Traviata…

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