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BENJAMIN BERNHEIM, LE CHANT DES POSSIBLES


Le jeune ténor impressionnant, nommé aux victoires de la musique classique, a tracé sa route hors des clous entre Suisse et France. Il joue dans «Manon» à Bastille.

On utilise souvent l’adjectif «atypique» à tort et à travers. Et si on osait dire que Benjamin Bernheim, ténor en passe d’entrer dans la cour des grands, par ailleurs en course ce vendredi pour devenir artiste lyrique de l’année aux victoires de la musique classique, était précisément atypique ?

On n’imaginerait pas une telle description à première vue. L’homme, policé, souriant, avance une présentation conforme aux standards du lyrique. Un gendre idéal. Pourtant, Benjamin Bernheim, 34 ans, monte sur scène mais se définit en grand timide, n’aime pas vraiment le chant et rêvait de faire du sport. Il a des manières douces mais tape dans un sac de boxe entre deux répétitions et frappait comme un bourrin au tennis. Beaucoup de contradictions derrière l’apparence sage de ce ténor franco-suisse qui aurait préféré être baryton.

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