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« Rencontrer mes fans me fait grandir »


Benjamin Bernheim, 33 ans, a commencé sa carrière aux chœurs de l’Opéra de Lausanne à 18 ans, avant de rejoindre la prestigieuse troupe de l’Opéra de Zurich. La saison dernière, il a enchaîné triomphalement les rôles titres de Faust à l’Opéra de Chicago et au Théâtre des Champs-Elysées, Rodolfo dans La Bohème à l’Opéra national de Paris, Nemorino dans L’Elisir d’amore à la Wiener Staatsoper, et Alfredo dans La Traviata à la Staatsoper de Berlin.
Les opéras français sont les plus chers à son cœur. Benjamin Bernheim y conjugue une absence totale d’affèterie, une voix d’une émission chaude et une parfaite articulation du français doublée d’une aptitude à colorer les sons des nuances les plus subtiles.
Dans une interview exclusive, il raconte sa vision du métier de chanteur d’opéra, depuis les répétitions jusqu’aux rencontres avec les amateurs d’opéra.

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Critical Acclaim

As for Benjamin Bernheim’s Rodolfo, I can start by repeating what I wrote in my notes: ‘Holy shit’. He found a sound that was at once sour, clean, full and sincere. His lanced his voice into elated fortes when he met Mimì, and its top had an aching, ringing purity. The next time I see the name Bernheim on a playbill, I’m there.


Casey Creel
Seen and Heard International

Feature


Aus welcher Welt kommen Sie gerade?

Ich war mit meiner Familie in CransMontana in den Ferien, um mich von einer sehr intensiven Spielzeit zu erholen: Als Alfredo in La traviata und Nemorino in L’elisir d’amore habe ich zwei Debüts gegeben und mit diesen und anderen Partien zum ersten Mal an grossartigen Opernhäusern gesungen, darunter der Covent Garden in London, die Opéra de Bastille in Paris, die Staatsopern in Berlin und Wien und die Chicago Lyric Opera.

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Feature


Jeune ténor de la scène lyrique français, il est de retour à Paris pour chanter Rodolfo à l’Opéra Bastille, dans la mise en scène futuriste de Claus Guth, fin décembre.

Fansdeculture: Vous chantez principalement des rôles de jeunes romantiques aux amours incertaines voire contrariées. Avez-vous un attrait particulier pour ceux-ci ou sont-ils bons pour votre voix?

Benjamin Bernheim: Je pense simplement qu’une grande partie de ces rôles convient à une voix comme la mienne. Je profite de ma voix et de la palette de couleurs que je peux développer en ce moment. Le moment est idéal pour moi techniquement et en fonction de mon âge pour aborder ces rôles qui demandent de la jeunesse, de la flexibilité mais aussi des couleurs et du culot.

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Critical Acclaim

“Benjamin Bernheim possède les moyens idéaux pour Faust : il se montre capable de puissance et de légèreté, avec une diction parfaite, un phrasé toujours élégant, concluant la “Cavatine” en voix de tête bien maîtrisée, dans la meilleure tradition. ”

{Benjamin Bernheim possesses the ideal means for Faust: he shows himself capable of power and lightness, with perfect diction, always elegant phrasing, and he concludes the “Cavatine” in a masterfully controlled head voice, [in accordance with] the best tradition.}


Christophe Rousset
Opéra Magazine

Critical Acclaim

Mais les mélomanes attendaient surtout les débuts in loco de Benjamin Bernheim, ténor français de 32 ans…Fièrement projetée, capable d’obtenir un large éventail de nuances, la voix s’adapte rapidement au volume et à l’acoustique de la salle: le timbre est corsé, et le chant, franc et généreux, ne donne jamais l’impression d’être le produit d’un effort. Un physique agréable et une vraie présence théâtrale contribuent à rendre sincère et touchant ce portrait de Rodolfo émouvant dans sa douleur…

{But music lovers eagerly waiting the debut in loco of 32-year-old French tenor Benjamin Bernheim … Proudly projected, with a wide range of nuances, the voice adapts quickly to the volume and the acoustics of the space: the timbre is strong, and the singing frank and generous, yet it never gives the impression of being effortful. A pleasant physique and a real theatrical presence help make this portrait of Rodolfo sincere and touching…}


Michel Parouty
Opéra Magazine

Critical Acclaim

…outstanding performances by Benjamin Bernheim as Faust, cherishing the text and sculpting Gounod’s elegant lines with such care…


Alexandra Coghlan
Opera

Critical Acclaim

Benjamin Bernheim est absolument poignant dans « Une furtiva lagrima » (L’elisir d’amore): son « Si puo morir… d’amor » final s’échappe comme un souffle évanescent. Dans « Quando le sere al placido » (Luisa Miller), le ténor français laisse, au contraire, éclater sa rancoeur et son désespoir. Après « Parmi veder le lagrime » (Rigoletto), « Ah! lève-toi, soleil », extrait de Roméo et Juliette, nous enchante ; son amour ardent se pare de chaudes couleurs dans les différentes intensités de son timbre.

{Benjamin Bernheim is absolutely perfect in “A furtive lagrima” (L’elisir d’amore): his “Si puo morir … d’amor” escapes like an evanescent breath. Contrastingly, in “Quando le sere al placido” (Luisa Miller), the French tenor let’s his rancor and despair shine through. After “Parmi veder le lagrimee” (Rigoletto), and “Ah! lève-toi, soleil, “excerpted from Romeo et Juliette, enchanted us; his use of warm colors of and dynamic variation perfectly expresses the character’s display ardent love.}


Matthieu
Harmonies Électives

Critical Acclaim

Benjamin Bernheim qui a assuré le rôle de Faust. Et quel Faust ! Dans l’incontournable air « Salut, demeure chaste et pure », il livre une leçon de beauté, avec des nuances sublimes mais en toute simplicité, sans aucun maniérisme.

{Benjamin Bernheim played the role of Faust. And what Faust! In the famous aria “Salut, demeure chaste et pure”, he delivers a lesson of beauty, with nuances sublime but in all simplicity, without any Mannerism.}


Victoria Okada
Toute la Culture

Critical Acclaim

Le rôle titre trouve en Benjamin Bernheim un interprète idéal. Outre un timbre d’une rare séduction sur tout le registre, et qui n’est pas sans rappeler le jeune Alagna, le ténor force l’admiration par la pureté de la ligne de chant d’une étonnante flexibilité, en particulier lorsqu’il chante en voix de tête. L’air «Salut, demeure chaste et pure» installe d’emblée une présence radieuse que le solo du premier violon complète d’une infinie poésie. Partout ses interventions sont d’une justesse de ton qui grandissent le personnage. On reconnaît là la qualité de l’expérience acquise dans la troupe de l’Opernhaus de Zürich. Une vision irrésistible !

{The title role finds in Benjamin Bernheim an ideal interpreter. In addition to a rare ability to seduce us in each register, reminding us of a young Alagna, one can’t help but admire the tenor’s performance with his purity of the line coupled with astonishing flexibility, in particular when sings in head voice. The aria “Salut, demeure chaste et pure” immediately establishes a radiant presence that the solo of the first violin completes with infinite poetry. In each phrase, his intentions are focused on creating an appropriate tone that grows our understanding of the character. He has certainly benefited from the experience gained as a member of the troupe at the Opernhaus Zürich. An irresistible vision!}


Jean-Pierre Robert
On-TopAudio

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