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BENJAMIN BERNHEIM EST-IL LE NOUVEAU ROBERTO ALAGNA ?


Son nom n’est peut-être pas encore très connu. Et pourtant, Benjamin Bernheim a déjà grimpé plusieurs marches de l’escalier de la renommée. Son domaine ? L’opéra. Ce ténor franco-suisse est l’une des étoiles montantes de l’art lyrique, l’un des rares ténors francophones à affronter les grands rôles de l’opéra italien (Alfredo de « La Traviata », Rodolfo de « La Bohême ») et français (Don José dans Carmen).

Evidemment, on se dit : « est-ce le nouveau Roberto Alagna » ? Il a le timbre lumineux de son aîné, le caractère jovial et la très bonne diction du français. A la différence de Roberto, il est tombé dans l’opéra quand il était petit : le chœur de l’opéra de Genève puis l’Opéra de Lausanne, ville où il a fait ses études. La troupe de l’opéra de Zurich lui a servi de tremplin pour des scènes prestigieuses en Europe : Salzbourg, La Scala de Milan, Berlin et plus récemment l’Opéra de Paris qui l’a embauché pour le Rodolfo de « La Bohême » (photo ci-contre), une production qui a fait couler beaucoup d’encre, la mise en scène ayant déplacé l’histoire dans l’espace !

Au Grand-Théâtre de Bordeaux, où Benjamin Bernheim a déjà chanté dans « Otello » en 2013, il donne, un récital dédié au répertoire français : les mélodies merveilleuses de Duparc et Fauré et les grands airs d’opéra comme « Pourquoi me réveiller ? » de Massenet, « La fleur que tu m’avais jetée » du « Carmen » de Bizet ou même le « Il était une fois » des « Contes d’Hoffmann d’Offenbach. Il sera accompagné par la pianiste Florence Boissolle, chef de. chant à l’Opéra de Paris. De quoi vérifier si Benjamin Bernheim a la trempe d’un grand ténor.